Conférence de presse du 2 février 2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Wang Wenbin
2021/02/02

FSN : Selon des reportages, la police chinoise a récemment élucidé une affaire de faux vaccins. Pourriez-vous nous en dire plus ?

Wang Wenbin : L'Agence de presse Xinhua a publié des informations sur l'opération dirigée par le Ministère de la Sécurité publique et prise en charge par les autorités policières dans tout le pays pour prévenir et combattre les criminalités liées aux vaccins et sur une affaire criminelle de fabrication et de vente de faux vaccins contre la COVID-19 élucidée avec succès par les organes de la sécurité publique de la province du Jiangsu et d'autres régions. À ma connaissance, la Chine a informé les pays concernés de la situation. Je tiens à souligner que le gouvernement chinois attache une grande importance à la protection de la sûreté des vaccins, et continuera de prendre des mesures pour lutter fermement contre les criminalités liées aux vaccins dont la fabrication et la vente de faux vaccins, la commercialisation illégale et la contrebande de vaccins, et renforcera la coopération avec les pays concernés dans le domaine de l'application de la loi, afin de prévenir efficacement l'expansion et la propagation de telles activités illégales et criminelles.

Agence de presse Xinhua : Selon des informations, la Chine et le Japon organiseront prochainement le 12e cycle de consultations de haut niveau sur les affaires maritimes. Pourriez-vous présenter de manière détaillée la date, le lieu et les sujets des consultations ?

Wang Wenbin : Selon un accord trouvé entre les deux parties, le 12e cycle de consultations de haut niveau sur les affaires maritimes entre la Chine et le Japon aura lieu le 3 février par liaison vidéo. Des représentants des deux pays venant des organes chargés des affaires étrangères et défensives, de l'application de la loi sur la mer et de la gestion maritime y participeront. Les deux parties ont organisé le 20 janvier une réunion entre les Chefs de délégation dans le cadre de ce mécanisme de consultation.

Les consultations de haut niveau sur les affaires maritimes entre la Chine et le Japon constituent un mécanisme global d'échanges et de coordination sur les affaires maritimes entre les deux pays. La Chine souhaite profiter du nouveau cycle de consultations pour avoir d'amples échanges de vues avec la partie japonaise sur les affaires maritimes d'intérêt commun, renforcer la compréhension et la confiance mutuelles, et élargir sans cesse la coopération pragmatique.

Phoenix TV : Le Secrétaire d'État américain Antony Blinken a parlé de la question de Hong Kong dans une interview, déclarant que les États-Unis suivraient l'exemple du Royaume-Uni en ouvrant leur porte aux personnes qui fuient « la répression » à Hong Kong. Il a indiqué qu'à mesure que les États-Unis se réengageraient dans les affaires et les institutions internationales, ils gagneraient plus de force pour affronter la Chine. Il a également évoqué l'équipe d'experts de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui menait une visite à Wuhan, estimant que l'arrangement de la Chine manquait de transparence. Quelle est la réponse de la Chine ?

Wang Wenbin : Sur la première question, la position de la Chine sur les questions liées à Hong Kong est constante et claire. Hong Kong fait partie de la Chine, et les affaires de Hong Kong sont purement des affaires intérieures de la Chine. Aucun pays étranger n'a le droit de s'y immiscer.

Tous les actes illégaux seront certainement punis par la loi. C'est la même chose dans tous les pays et toutes les régions où règne l'État de droit. Si les États-Unis ne sont pas opposés à ce que ce principe fondamental s'applique également à ce qui s'est passé au Capitole, ils doivent sérieusement réfléchir sur leurs paroles et actes erronés, à savoir les encouragements ostensibles donnés aux contrevenants à Hong Kong et l'instrumentalisation des questions liées à Hong Kong pour s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine, et les corriger afin d'éviter de porter atteinte à la confiance mutuelle et à la coopération entre la Chine et les États-Unis.

Quant à la deuxième question, la Chine œuvre constamment à défendre et à pratiquer le multilatéralisme, à participer activement à la gouvernance mondiale, et est toujours bâtisseur de la paix mondiale, contributeur au développement mondial et défenseur de l'ordre international. Ceci est évident pour la communauté internationale. En même temps, la Chine considère depuis toujours que les parties diverses ne peuvent maintenir la paix, la stabilité et le développement du monde qu'en pratiquant véritablement le multilatéralisme.

Concernant votre troisième question, depuis l'apparition de la pandémie, la partie chinoise maintient tout le temps une communication et une coopération étroites avec l'OMS sur le traçage de l'origine du virus à l'échelle mondiale dans une attitude ouverte et transparente. Des experts de l'OMS se sont rendus en Chine à trois reprises pour effectuer des échanges et une communication sur les sujets concernés. Cette fois, la visite des experts de l'OMS en Chine fait partie de la coopération mondiale sur la recherche scientifique en matière de traçage de l'origine du virus. Et le gouvernement chinois a fourni un soutien énergique et une aide solide à cet égard. Les experts chinois ont partagé de nombreux informations et résultats de recherche avec leurs homologues. Ils ont mené plusieurs cycles d'échanges approfondis sur des questions scientifiques d'intérêt commun. L'OMS et les experts internationaux l'ont apprécié positivement.

Je tiens à souligner que le traçage de l'origine du virus est une question scientifique complexe impliquant de nombreux pays et régions. Un grand nombre d'indices, de reportages et d'études ont montré que la pandémie de COVID-19 était apparue dans de nombreux pays et régions du monde dès le second semestre de 2019. Permettez-moi de citer un seul exemple : d'après un rapport des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies, des anticorps contre la COVID-19 ont été détectés dans des échantillons de dons de sang de certains Américains en décembre 2019. Cela signifie que la COVID-19 est peut-être déjà apparue aux États-Unis à ce moment-là, avant le 21 janvier 2020, date où le premier cas confirmé de COVID-19 a été officiellement signalé aux États-Unis.

Nous espérons que les États-Unis pourront suivre l'exemple de la Chine, adopter une attitude positive, scientifique et coopérative sur la question du traçage de l'origine du virus, assurer la transparence et inviter des experts de l'OMS à mener une recherche sur le traçage de l'origine du virus aux États-Unis pour contribuer activement à la coopération internationale antiépidémique et sur le traçage scientifique de l'origine du virus.

Prasar Bharati : Ma question porte sur l'exportation de vaccins chinois. La Chine a commencé à exporter des vaccins vers d'autres pays, mais faute de données cliniques suffisantes, la vaccination chez les moins de 18 ans et les plus de 59 ans n'a pas été autorisée. En plus, les données des essais cliniques de phase III n'ont pas été publiées. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères à ce sujet ?

Wang Wenbin : Je me souviens que vous avez posé une question similaire hier. Je peux vous dire que le gouvernement chinois donne toujours la priorité à la sûreté et à l'efficacité des vaccins contre la COVID-19. Les entreprises chinoises de recherche et développement (R&D) de vaccins se conforment toujours à la loi scientifique et aux exigences réglementaires et respectent toujours les lois et les règlements pour faire progresser la R&D des vaccins et mener activement la coopération internationale. À l'heure actuelle, plusieurs vaccins chinois sont en phase III d'essais cliniques à l'étranger et enregistrent de bons progrès. À en juger par les données des essais cliniques de phase III des vaccins chinois publiées jusqu'à présent, les vaccins chinois sont efficaces et sûrs. À la fin de l'année dernière, l'Administration nationale des produits pharmaceutiques (NMPA) de la Chine a officiellement approuvé la mise sur le marché conditionnelle du vaccin inactivé contre la COVID-19 développé par Sinopharm. Actuellement, de nombreux pays tels que les Émirats arabes unis, Bahreïn, l'Égypte et le Brésil ont autorisé l'utilisation des vaccins chinois contre la COVID-19. Tout cela témoigne parfaitement de la sûreté et de l'efficacité des vaccins chinois. Si d'autres questions spécifiques vous intéressent, veuillez vous renseigner auprès des départements compétents.

FSN : Hier, vous avez répondu à une question sur la commande de t-shirts personnalisés par un diplomate de l'Ambassade du Canada en Chine. Mais un porte-parole de l'Ambassade a déclaré que l'image sur les t-shirts commandés par le membre du personnel de l'Ambassade n'était pas celle de chauve-souris, mais plutôt le symbole d'un groupe de hip-hop américain appelé « Wu-Tang Clan », qui ressemble à une chauve-souris. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères là-dessus ? La partie chinoise considère-t-elle qu'il s'agit d'une réponse satisfaisante ?

Wang Wenbin : Hier, j'ai déjà clarifié la position de la Chine sur cette question. La partie chinoise a déjà fait des représentations solennelles auprès de la partie canadienne à cet égard, lui demandant de mener une enquête approfondie sur l'affaire et de donner une explication claire à la partie chinoise.

AFP : Le Conseil de Sécurité de l'ONU tiendra une réunion d'urgence aujourd'hui sur la situation au Myanmar. Quelles sont les attentes de la Chine ?

Wang Wenbin : Nous avons remarqué ce qui s'est passé au Myanmar. La Chine est un pays voisin et ami du Myanmar. Nous espérons que les parties au Myanmar traiteront adéquatement leurs divergences dans le cadre constitutionnel et juridique et maintiendront la stabilité politique et sociale.

Sur cette question, nous sommes en contact avec les parties concernées du Conseil de Sécurité. Toute action prise par la communauté internationale doit contribuer à la stabilité politique et sociale du Myanmar, faciliter la paix et la réconciliation au Myanmar, et éviter d'aggraver les tensions et de compliquer davantage la situation.

Prasar Bharati : L'Union des étudiants internationaux en Chine a publié une déclaration disant que la Chine devait autoriser les étudiants internationaux ayant passé des tests d'anticorps et d'acide nucléique à retourner successivement en Chine, comme ce qu'elle avait fait pour les hommes d'affaires. Certains étudiants internationaux disent également que les études en ligne ne sont pas possibles en pratique et que les diplômes ainsi obtenus ne seront pas reconnus dans leur pays d'origine. Ils se disent prêts à se faire vacciner si cela les aide à rentrer en Chine. La Chine prendra-t-elle en considération la demande des étudiants internationaux de revenir en Chine s'ils sont vaccinés ou possèdent des résultats de tests appropriés ? Par ailleurs, la Chine a déjà autorisé les étudiants internationaux de certaines nationalités à revenir en Chine, pourriez-vous en expliquer les raisons ?

Wang Wenbin : Je me souviens que vous avez posé des questions similaires à de nombreuses reprises, et que chaque fois nous vous avons donné une réponse. Je voudrais récapituler notre position.

Premièrement, comme la situation épidémique actuelle reste grave, tous les pays élaborent et prennent des mesures de prévention et de contrôle en fonction de leurs propres conditions. Il s'agit de protéger la vie et la santé de tous les habitants dont les étudiants. Je suis sûr que tout le monde peut le comprendre.

Deuxièmement, nous espérons que la communauté internationale renforcera la coopération internationale en matière de lutte contre la pandémie pour gagner la bataille le plus rapidement possible et laisser retourner les étudiants sur le campus dans les meilleurs délais.

Troisièmement, à condition que la sécurité en matière de prévention de la COVID-19 soit assurée, la partie chinoise étudiera de manière coordonnée le retour des étudiants étrangers en Chine dans le but de faire reprendre leurs études et maintiendra des contacts avec toutes les parties concernées. Si vous avez d'autres questions spécifiques, vous pourrez vous adresser aux autorités compétentes.

NHK : Le Président américain Joe Biden a déclaré que la prise de pouvoir par l'armée au Myanmar était une attaque directe contre la démocratie et l'État de droit, et appelé les militaires du Myanmar à rendre immédiatement le pouvoir, sinon ils feraient face à des sanctions de la communauté internationale. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Wang Wenbin : Je viens de présenter la position de la Chine sur cette question. Toute action de la communauté internationale doit contribuer à la stabilité politique et sociale du pays, faciliter la paix et la réconciliation au Myanmar, et éviter d'aggraver les tensions et de compliquer davantage la situation.

AFP : J'ai une question sur l'Iran. Le Ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a demandé à l'Union européenne (UE) de coordonner le retour des États-Unis dans le Plan d'action global commun (PAGC-JCPOA) sur la question du nucléaire iranien. Il a déclaré que l'UE devrait jouer son rôle à cet égard. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères à ce sujet ? Et la Chine pourra-t-elle également jouer un rôle en faveur du retour des États-Unis dans le PAGC-JCPOA ?

Wang Wenbin : La question du nucléaire iranien se trouve actuellement à un moment critique. La priorité absolue pour le moment est que toutes les parties doivent accélérer la mise en œuvre du consensus atteint lors de la conférence des Ministres des Affaires étrangères des pays participant au PAGC-JCPOA en décembre dernier et pousser les États-Unis à revenir au PAGC-JCPOA dès que possible et sans condition, à reprendre leurs engagements dans le cadre du PAGC-JCPOA et à lever toutes les sanctions concernées. Sur cette base, l'Iran devra renouer avec tous ses engagements. La Chine suit de près l'évolution de la situation et maintient des échanges étroits avec toutes les parties concernées. Nous soutenons une approche progressive et réciproque pour le règlement du dossier et continuerons de travailler avec les parties concernées et la communauté internationale pour remettre le PAGC-JCPOA sur les rails et faire avancer le règlement politique de la question du nucléaire iranien.

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